samedi 1 septembre 2018

Réalisme #1

En littérature française, le réalisme est une attitude artistique qui consiste à prendre pour objet la réalité du monde qui nous entoure, à vouloir la représenter telle qu’elle est, sans idéal, c’est-à-dire dépeindre la société sous tous ses aspects quotidiens, sans se limiter aux aspects les plus « nobles » de celle-ci.



ArtisteGustave Caillebotte
Date1875
TypeHuile sur toile
Dimensions (H × L)102 × 145,5 cm
LocalisationMusée d'OrsayParis (France)

Le réalisme : une représentation de la société « dans son entier »

Les écrivains réalistes cherchent à retranscrire dans leurs livres la vie réelle des êtres qui animent la société, les situations ordinaires qui rythment leurs vies. Ils ne s’interdisent pas d’écrire sur les « basses classes », les « classes populaires », ce que l’on désigne habituellement par le mot de « peuple ».
Pierre Huygue, chantier barbes rochechouart, paris, 1994
(photographie d'un chantier installé dans le chantier lui-même)

Réalisme vient en effet du bas latin realis, réel, relatifs aux choses matérielles, qui est un dérivé de res, chose.
Daniel Spoerri, Repas hongrois, tableau-piège, 1963
Assemblage
Métal, verre, porcelaine, tissu sur aggloméré peint 
103 x 205 x 33 cm
(point sur cette oeuvre : Le Repas hongrois est le résultat d'une manifestation singulière, l'« exposition » 723 ustensiles de cuisine, organisée par Spoerri à la Galerie J, à Paris du 2 au 13 mars 1963. Dans la galerie convertie en restaurant, les plats préparés par Spoerri, qui est par ailleurs un grand cuisinier, ont été servis par de célèbres critiques. Une fois repus, les convives ont confectionné leurs propres tableaux-pièges en collant les restes de leur repas.
Le repas hongrois a été servi par le critique d'art Jean-Jacques Lévêque le 9 mars 1963. Les reliefs ont été fixés sur la table où il a été consommé, puis la table, devenue un tableau-piège, a été fixée au mur.
C'est la première tentative d'une œuvre d'art collective de dimension métaphorique et sacrée, humoristique et morbide : « l'artiste aux fourneaux et le critique servant la soupe », communion autour du repas pascal… L'expérience des banquets et des repas s’est répétée de nombreuses fois, happenings produisant autant d'œuvres d'art.
Initiateur de ce qu'il nomme Eat Art, Spoerri a multiplié autour de ce concept différents types d'œuvres (les produits d'épicerie garantis œuvres d'art par un tampon, les objets en pâte de pain…) dont les tableaux-pièges forment l'expression la plus récurrente et la plus surprenante.)


Document ressource 2018-2019 : Dossier d'évéluation

Le dossier permettant de suivre votre progression et décrivant les attentes pour chaque trimestre est disponible en cliquant ici.

Sujet de l'année : Réalisme

// Travail demandé :
*  Trimestre 1
- 3 expérimentations plastiques.
- 1 analyse d’oeuvre (voir vade mecum)
- Carnet de recherche (voir vade mecum)
* Trimestre 2
- 3 oeuvres personnelles.
- 1 analyse oeuvres personnelle – en lien avec sa démarche.
- Carnet de recherche.
* Trimestre 3
- 1 oeuvre bilan + 2 oeuvres /expérimentations sélectionnées.
- 1 écrit réflexif sur l’oeuvre bilan et sa recherche.
- Présentation orale devant jury.
- Carnet de recherche.

Document ressource 2018-2019 : Faire une analyse.

Partie
Recherche sur…
une œuvre d’art
un artiste
un mouvement artistique
Introduction
A. Précisez ce que vous avez choisi d’étudier.
B. Références : auteur, titre, date, format, technique, lieu d’exposition
B. Références : dates importantes et démarche en quelques mots.
B. Références : dates importantes et définition.
C. En une phrase, justifiez ce choix par rapport à votre projet.
Développement
D. Description : Replacement de l’œuvre dans son contexte historique.
D. Description : courte biographie, principaux moments de sa carrière, etc.
D. Description : court historique, principaux moments, etc.
E. Détail : principaux choix visibles, organisation, tonalité, thème, etc.
E. Détail : choix de quelques œuvres importantes et repérage des poins communs, des moyens plastiques fréquemment utilisés, de la manière d’aborder les sujets, etc.
F. Analyse plastique : repérez les moyens plastiques employés pour faire sens (par exemple : lignes de force, masse, composition, mises en valeur, hiérarchisation, contrastes, nuances, répétitions, superposition, etc.) et expliquez comment ils produisent ce sens (sachez faire la distinction entre représenter, évoquer, symboliser, exprimer et présenter, par exemple).
G. Synthèse : Les parties D, E et surtout F vous ont permis de découvrir des choses (des notions, des façons de travailler, des moyens plastiques, des idées, etc.). Retenez celles qui vous semblent utiles pour votre projet et expliquez pourquoi.
Conclusion
H. Résumé : quelle est votre lecture, votre interprétation, votre point de vue sur ce que vous avez étudié.
I. Dites ce que vous avez découvert lors de cette recherche. Est-ce que cela vous permet d’y voir plus clair sur votre projet ? Votre démarche a-t-elle évolué grâce à ce travail ?
J. Ouverture : Comment voyez-vous votre œuvre en autonomie maintenant ? Quelles sont les nouvelles idées et les nouvelles questions qui vous sont venues grâce à ce travail ?

Auto évaluation :
Critères
0
--
1
2
-+
3
4
++
Qualité de l’introduction et de la description
Sait-on exactement de quelle œuvre / quel artiste / quel mouvement parle l’élève ?
Dit-il des choses exactes dessus et ces informations sont-elles comprises de lui ?
Comprend-on bien pourquoi il a fait ce choix par rapport à son projet ?





Richesse du vocabulaire
Le vocabulaire des arts plastiques est-il riche, fréquemment employé et à bon escient ? ou au contraire l’élève fait-il des confusions (représenter au lieu d’exprimer, ton au lieu de valeur, par exemple) voire des contresens ?





Qualité de l’analyse et de la compréhension
L’analyse de l’élève est-elle juste et efficace ? A-t-il repéré ce qu’il fallait repérer ? A-t-il compris ce qu’il fallait comprendre (l’intérêt de l’œuvre choisie / la démarche de l’artiste choisi / l’importance du mouvement choisi) ? Est-il allé en profondeur ?





Qualité de la synthèse
L’élève a-t-il su extraire de son analyse les points importants pour son propre projet ? Comprend-on que ces nouvelles idées, ces nouvelles questions qu’il a trouvées sont bien issues de son analyse ?





Force du lien avec le projet artistique
Le choix de l’élément à étudier était-il donc pertinent ? ou bien, si ce n’était pas le cas, l’élève a-t-il l’intelligence de s’en rendre compte et d’en tirer les conséquences ?
L’élève voit-il comment exploiter, appliquer les poins importants qu’il a retenus ?





Bonus
Bonus de points en fonction des éléments supplémentaires apportés par l’élève (éléments visuels pertinents, schémas analytiques, références à d’autres champs, etc.) ou plus simplement pour une implication dans le travail exceptionnellement forte.
/2

dimanche 10 septembre 2017

oeuvre N°5 troisième : El Anatsui, La Peau de la terre (Earth’s Skin), 2007

El Anatsui, La Peau de la terre (Earth’s Skin), 2007

Aluminium (capsules de sodas recyclées) et fil de cuivre, 449,6 x 1.000,8 cm environ.capsules de sodas





Oeuvre N°4 troisième: Mohamed Bourouissa, I'm Smilling And I'm Acting Nothing Wrong, 2015

Mohamed  Bourouissa, I'm Smilling And I'm Acting Nothing Wrong, 2015.
29 Tirages argentiques sur capot de voiture
Dimensions variables (vue de deux installations différentes)



Sur des éléments de carrosserie, capots et portières de voiture, des images photographiques se devinent. Des images de rues, de jeunes adolescents sur des chevaux, des portraits, des scènes du quotidien à priori banales prennent place sur des supports qui habituellement ne côtoient pas le champ artistique. L’artiste met en place un procédé expérimental de tirage argentique pour développer directement ses négatifs à la surface des éléments de carrosserie. Ici le support ne s’efface pas au profit du sujet représenté. Les capots et les portières de différentes couleurs se transforment en sculpture et disputent difficilement leur présence avec les images qu’ils accueillent. Lors d’un voyage à Philadelphie, l’artiste a réalisé une série de photographie de la ville, de l’architecture et des habitants de Fletcher Street, quartier défavorisé du nord de Philadelphie. Habités par les classes sociales aisées jusque dans les années 1950, ces quartiers qui comptent de nombreuses écuries sont réhabilités à l’initiative des citoyens. Un club d’équitation, le fletcher urban riding club, donne la possibilité aux enfants et aux adolescents de pratiquer l’équitation. Ces cavaliers d’un nouveau genre s’emparent ponctuellement des rues de Philadelphie se transformant en cowboys des temps modernes. Dans cette mégapole, où la voiture a depuis longtemps remplacé le cheval, l’anachronisme de ces scènes produit un certain amusement. Ici la figure du cowboy perd ses attributs traditionnels: le mâle à la peau clair s’efface au profit de figures d’adolescents noirs. Les baskets et les tee-shirts ont remplacé les santiags et les chemises à carreaux. 

Oeuvre N°3 Troisième : Doris Salcedo, Atrabiliarios, 1992-2004

Doris Salcedo, Atrabiliarios, 1992-2004
vue de l'installation au musée d'art moderne de New York.
chaussures, mur, bois, fibres animale.


Les chaussures insérées dans des cavités dans les murs de l'espace d'exposition sont dissimulées à moitié par des couches semi-opaques de peaux animales grossièrement cousues avec un fil chirurgical. Ces niches sont des portraits de desaparecidos - les «disparus»- comme sont souvent appelées les victimes de la guerre civile colombienne. Pour ces disparus, leur chaussure peut être le seul moyen d'identification possible. L'image des chaussures à peine visible à travers la peau représente des victimes sujettes à l'effacement. C'est aussi le souvenir flou du traumatisme vécu par les membres de la famille survivants. Mais d'une certaine façon, cet effacement, questionne de manière générale la mémoire et la manière dont nous construisons une mémoire commune (commémoration) des événements collectifs traumatisants.







Oeuvre N°2 troisième : Henrique Oliveira, Baitogogo dessin, 2013

Henrique Oliveira, Baitogogo, 2013.
Croquis préparatoire et deux vues de l'installation.

Sous la forme d’une sculpture spectaculaire, envahissante et gordienne, Henrique Oliveira joue avec l’architecture du Palais de Tokyo pour en faire surgir une oeuvre qui joue avec le végétal et l’organique. Le bâtiment lui-même semble être la matrice qui a donné naissance à ce volume en bois de « tapumes », matériau utilisé en particulier dans les villes au Brésil pour construire les palissades de chantier.

Prenant la forme de peintures, sculptures ou installations, l’art hybride d’Henrique Oliveira convoque à la fois l’urbanisme et le végétal, l’organique et le structurel, mais aussi l’art et la science à travers des compositions où l’inattendu génère un univers teinté de fantastique.